Ange + Mira Cétii

Ange + Mira Cétii

7 novembre 2019 0
ange
Quand :
16 février 2020 @ 18:00 – 22:00
2020-02-16T18:00:00+01:00
2020-02-16T22:00:00+01:00
Où :
Rocksane
14bis rue Pozzi
Coût :
Adhérents: 22€ | Réduit: 23€ | Location: 24€ | Sur place: 27€
Contact :
Association Overlook
0553630370
Ange + Mira Cétii @ Rocksane

𝗔𝗡𝗚𝗘
On est passé à un autre chapitre de cet interminable roman à la fin du siècle dernier avec la tournée triomphale baptisée « Un petit tour et puis s’en vont ». D’abord prévue sur les
premiers six mois de 1995, elle est prolongée pour satisfaire la demande sur l’année entière tant le
succès est au rendez-vous avec un final en apothéose au Zénith de Paris, deux enregistrements live, dont un double, restituent cette épopée. Gérard Drouot, à l’origine quelques années plus tard du
retour de Téléphone, rebaptisé les Insus, est producteur du mémorable Tour d’Ange qui se veut un adieu… Adieu aux premiers musiciens du groupe réunis exceptionnellement pour la dernière fois : Francis Décamps aux claviers, Jean-Michel Brezovar (guitares), Daniel Haas (basse), Gérard Jelsch à la batterie, et bien sûr Christian Décamps, le seul à n’avoir jamais rien lâché, toujours à la barre aujourd’hui. Ils l’ont accompagné dans les débuts de cette aventure qui a permis l’émancipation du rock en France.
Une histoire jalonnée d’albums remarquables, sans concession à la machine qu’est le show business. Tout commence très fort à l’aube des années 70 avec « Le Cimetière Des Arlequins »,
« Au-Delà Du Délire », « Emile Jacotey », « Par Les Fils De Mandrin », dont sera enregistrée une version anglaise, une belle moisson de disques d’or. A partir de 1978, les changements de personnel se succèdent sans incidence sur les enregistrements, qui ne sombrent jamais dans la facilité. Bien au contraire !
Ange est le groupe hexagonal qui ose, remplit des salles aux allures d’arènes comme le Palais des Sports de Lyon où s’entassent 12.000 personnes. On n’est qu’en 1977 et Ange se place, avec ses décors, les costumes de ses musiciens, les jeux de lumières, la mise en scène, dans le sillage des plus grands groupes anglo-saxons. Même la variété made in France n’en est pas encore là.
Si une page se tourne avec ces « adieux », au grand dam de Gérard Drouot qui rêvait de jouer les prolongations, Christian Décamps est déjà embarqué dans une suite tout aussi prometteuse. Avec ses nouveaux complices _ Tristan Décamps, le fils (voix et claviers), Hassan Hadji (guitares), Thierry Sidhoum (basse), Ben Cazzulini (batterie) _ il continue le prodige, partagé entre studios avec une succession d’enregistrements tout aussi remarquables que remarqués _ « La Voiture A Eau », « Culinaire Lingus », « Souffleurs de vers », « Moyen-âge »… et les salles de concert
toujours à guichets fermés. Ange, comme au premier jour, ne cesse de multiplier les expériences. Après un « Emile Jacotey », album culte s’il en est, ressuscité et amélioré, c’est en présence de plusieurs centaines d’inconditionn
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𝗠𝗜𝗥𝗔 𝗖𝗘𝗧𝗜𝗜
Mira Ceti c’est le nom d’une étoile. Avec deux « i » et deux poings sur les hanches c’est le nom de scène de la chanteuse Aurore Reichert.
Oeuvrant dans la région de Metz depuis le début des années 2000, Aurore Reichert a figuré (et travaille encore) dans de nombreux projets : en tant qu’autrice-compositrice-interprète dans Alifair (chanson poétique), choriste avec Jo Cimatti (rock psyché) ou encore bassiste-choriste dans 18 56 (trip rock). Sous l’égide de son alter ego Mira Cétii, sorte de « Femme à la bûche » lynchéenne, lunaire et border-line, c’est avec les pieds dans la boue et la tête dans les étoiles qu’elle se créé un monde fait de chansons à tiroirs où se cachent des bûches philosophes et autre bestiaire fantastique.
Une fois reliées, ses chansons dessinent des constellations où l’on croit reconnaître des astres nommés « Emilie Simon », « My Brightest Diamond », « Camille », « Alain Bashung » ou encore «le 8ème ciel de Katerine». Mais chaque thème astral est unique, et dans le sien on distingue surtout le dessein de rallumer la poussière d’étoile qui se cache en nous.
Depuis 2015 elle distille ses morceaux à travers un triptyque : « Ce que les étoiles commettent » . Après « Orion » puis « Persée », son 3ème EP « Cetus » est sorti fin 2018.
C’est avec sa guitare et ses machines que Mira Cétii raconte avec espièglerie ses chansons rock et oniriques. L’absurde y côtoie la poésie dans une vision lynchéenne du monde.
Elle est actuellement en préparation d’un premier album qui sortira début 2020 chez Art Disto.

 

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